Témoignages

Voyage au Japon

Nombre d’hôtes contactés : une trentaine. Nombre de réponses 17. Nombre d’hôtes rencontrés : 10 hôtes (familles le plus souvent) nous ont hébergés et nous avons aussi rencontré une day host. Moyen de contact: e-mail sauf pour une famille à qui nous avons écrit Contacts pris très longtemps en avance (3 mois environ) Les listes sont fiables.

Particularités à signaler :
Il semble qu’au Japon le coordinateur régional joue un rôle d’intermédiaire entre le voyageur et les hôtes possibles. Nous avons contacté la coordinatrice régionale de la région d’Hiroshima pour la rencontrer et sans nous répondre directement elle a sollicité une famille pour nous recevoir. Cela peut faciliter le contact mais aussi occasionner des incompréhensions puisque la relation n’est plus directe entre le voyageur et l’hôte.

Pour le séjour : l’accueil a été très chaleureux partout ! Rien à signaler de particulier, sauf un problème qui n’a rien à voir avec Servas : nous avons eu des problèmes avec notre carte visa, impossible d’obtenir de l’argent liquide dans les distributeurs alors que nous utilisions nos cartes sans problème pour payer les hôtels ou les restaurants. Impossible de régler le problème via notre banque en France non plus et Western Union ne marche pas au Japon … On a dû se faire envoyer de l’argent par mandat postal (ça prend 8 jours et il faut une adresse au Japon).
Donc, se méfier sur ce point parait un conseil à donner à des voyageurs au Japon !

Les rencontres
Elles ont été très chaleureuses et d’une grande richesse. A plusieurs reprises les familles qui nous recevaient ont invité d’autres personnes ce qui élargissait encore le cercle des rencontres. On se comprenait généralement assez avec l’anglais pour avoir des discussions sur de multiples sujets, le travail, la vie de famille, l’organisation sociale, et bien sûr les différences entre France et Japon. Nous avons eu la chance d’avoir plusieurs rencontres en week-end, ce qui laissait du temps pour des promenades ensemble et des découvertes que nous n’aurions jamais faites seuls : une balade au Mont Hiei au nord de Kyoto, une autre dans un petit port de pêche près de Kagoshima, un spectacle de quartier à Kyoto, un cours de tango à Osaka…

Marie-Thérèse Chemla et Robert Turquety

Expérience en Nouvelle-Zélande

Expérience d’une jeune française avec Servas en Nouvelle-Zélande

Charlotte  a 20 ans quand elle part en Nouvelle-Zélande. Là-bas, elle décide de partir en vélo faire un tour, en partant d’Auckland jusqu’à Wellington, en passant par la côte Est.
Dans ses bagages, la liste Servas.

Les premiers Servas où elle va se trouvent près de la ville de Taupo. Ils sont fermiers, ils ont déjà un certain âge et élèvent des moutons et des daims. C’est alors le mois de décembre. Elle les appelle un ou deux jours avant, ils acceptent et lui donnent des indications pour trouver la ferme, indications qui se sont avérées bonnes car elle trouve assez facilement, seulement Charlotte est en vélo avec pas mal de bagages et ils habitent en haut d’une colline. Elle fut donc très contente d’arriver. Ils possèdent une grande maison d’où il y a une très belle vue. Le couple est très cool et accueillant, ils lui servent du daim pour le souper. Le lendemain, la femme l’emmène à la découverte de la ville voisine, puis visiter des gorges et faire une balade près d’un lac. Ils parlent évidemment uniquement en anglais. Elle y reste 2 nuits.

En Nouvelle-Zélande comme dans beaucoup d’autres pays, la difficulté pour se loger se trouve principalement dans les grandes villes. En effet, Charlotte a appelé plusieurs familles et n’a eu aucune réponse positive, notamment à Toranga et Napier.

Deuxième expérience, plus au sud, vers Wellington. Charlotte débarque chez des Servas où elle passe le réveillon de Noël. Il s’agit à nouveau d’un couple d’un certain âge. Ils sont invités dans leur famille pour Noël et Charlotte y va avec eux. Là-bas, à cette période de l’année, c’est l’été ce qui rend la fête très différente. Chez eux, Charlotte n’est restée qu’une seule nuit car ils devaient partir le lendemain dans leur famille, plus loin de chez eux. Ils ont aussi proposé à Charlotte de les accompagner, mais elle a préféré continuer son périple en vélo. Elle s’est aussi vu offrir un savon pour Noël. Et ils lui prêtent la clef de leur maison car ils partent tôt le matin, ce qui est assez courant chez les Servas dans n’importe quel pays ; il y a facilement une relation de confiance qui se crée.

Elle reprend donc la route, mais dans la journée, des rayons de sa roue de vélo cassent, elle se retrouve au bord de la route sans pouvoir continuer, elle fait du stop avec son vélo, accroche son vélo cassé et part chercher un endroit où passer la nuit. Elle décide d’envoyer un texto à un couple ayany la soixantaine. Ils viennent la chercher et chargent son vélo sur leur 4×4. C’est comme ça qu’elle s’est de nouveau retrouvés au beau milieu d’un repas de Noël, sous forme de buffet dans le jardin. L’ambiance y est sympathique et il n’y a aucun problème pour rajouter un couvert. Le lendemain Charlotte cherche à faire réparer son vélo pour pouvoir repartir mais le 26 décembre tout est fermé. Le couple l’emmène en voiture à Wellington, à 20 minutes de chez eux, afin de trouver un endroit où cela pourrait être possible. En attendant la réparation du vélo, ils vont au restaurant où Charlotte mange une très bonne soupe aux fruits de mer. Ils rentrent à la maison avec le vélo prêt à rouler. Le lendemain, Charlotte repart un peu plus légère car elle a pu laisser quelques bagages chez eux, sachant qu’elle repassera par là pour rentrer sur Auckland.
La sympathie et l’accueil néozélandais : anecdotes.

Un soir, au début de son voyage en vélo, Charlotte, fatiguée, cherche un endroit pour poser sa tente. Un 4×4 s’arrête et lui explique que pour une femme seule, il ne faut pas dormir n’importe où. Le couple paraît assez anxieux pour elle ; il lui propose d’appeler des amis à eux qui habitent la ville suivante pour qu’elle puisse mettre sa tente dans leur jardin. Le couple au 4×4 l’emmène avec son vélo et ainsi elle peut dormir en toute tranquillité dans leur jardin.

Quelques temps plus tard, c’est au tour de son porte-bagages de lâcher. Elle ne peut plus rouler. Une femme en voiture s’arrête, demande si tout va bien et constate les dégâts. Elle dit qu’elle ne peut pas mettre le vélo dans sa voiture mais là où elle habite, elle peut aller chercher une remorque. Elle revient une demi-heure plus tard, avec une remorque. Elles chargent les bagages et le vélo dans la remorque et la femme dépose Charlotte et son matériel au camping du coin en début d’après-midi. L’anecdote ne s’arrête pas là. Le gérant du camping est plein de bonne volonté et bricoleur de surcroît. Il propose à Charlotte de lui bricoler un bon porte-bagages à l’aide de tiges de fer pour qu’elle puisse reprendre la route au plus tôt. En une heure, il a fini et elle repart.

En hiver (juin, juillet, août), elle est repartie sur les routes mais à pied et en bus cette fois-ci. Elle s’arrête à Dunedin et de là, elle envoie quelques courriels. Une réponse de la part de retraités (une ancienne prof d’arts et un herboriste) lui parvient, avec des précisions sur l’adresse. Elle se débrouille pour trouver. Ils ont une maison très sympathique et lui montrent de nombreux prospectus d’endroits intéressants à visiter. Ils avaient vécu trois mois en France mais la discussion était toujours en anglais. Un accueil chaleureux en tout cas.

L’expérience de Charlotte lui a permis de constater que la zone sud-ouest de l’île du sud est moins appropriée pour voyager avec Servas car elle seules des réponses négatives lui sont parvenues de cette région. Cependant la convivialité des néozélandais n’est pas qu’une rumeur, même si les accueillants sont souvent des personnes âgées, à la retraite. Il y a peu de jeunes qui accueillent.

Il faut aussi souligner que le pays comporte une mentalité qui lui est propre. Les gens y sont tous serviables, attentionnés.

Servas, quand on est jeune et que l’on veut voyager sans ses parents, c’est possible. Il faut juste être un peu débrouillard, comme dans tous les voyages et avoir envie de passer du temps avec les locaux, à discuter.

Témoignage recueilli par Monique Vanneufville