L’atelier de découverte de l’espéranto proposé jeudi soir nous a permis d’identifier les liens qui existent entre les valeurs de Servas et celles du mouvement espérantiste.
Bob Luitweiler, le fondateur de Servas, objecteur de conscience étasunien, résistant à la guerre, militant pacifiste, a appris puis enseigné l’espéranto en prison. À Askov, Danemark, en 1949, en collaboration avec des associations pacifistes, il a fondé l’association des « Peace builders » (constructeurs de la paix) qui a reçu en 1952 le nom « SERVAS » en espéranto du fait que le mot « Peace » (Paix), dans la période historiquement hystérique du Maccarthysme, était considéré comme lié au communisme.
Nous avons compris ainsi que le mot « servas » ne signifie rien en lui-même si on ne lui ajoute pas un pronom personnel sujet : mi, vi, li/si, ni, vi, ili, devenant ainsi un verbe conjugué au présent : je sers, tu sers, il/elle sert, nous servons, vous servez, ils/elles servent.
L’Association Universelle d’Espéranto (Universala Esperanto-Asocio, ou UEA) est reconnue par l’UNESCO, auprès de laquelle elle représente le mouvement espérantiste, ainsi qu’auprès des Nations Unies et du Conseil de l’Europe.
Parmi ses objectifs, l’UEA vise à « faciliter les rapports humains de tous genres, tant physiques que moraux, sans égard aux différences dues à la nationalité, à la race, au sexe, à la religion, à la politique, ou à la langue. » Cela vous rappelle-t-il quelque chose ?…
Lors de nos échanges entre hôtes et voyageurs de différentes nationalités et cultures, combien de fois ne nous sommes-nous pas heurtés au problème de la langue, lorsqu’elle se révèle un obstacle à une véritable communication, telle que celle qui tend à s’établir presque spontanément entre les adhérents Servas du monde entier ?
Contrairement à l’anglais, devenu la langue dominante y compris au sein de Servas, l’espéranto est indépendant de tout pouvoir politique ou économique, de tout intérêt particulier, l’espéranto appartient à tout le monde. Ouvert à toutes les cultures, il permet de communiquer sur un pied d’égalité, sans discrimination. Cette langue (qui date de la fin du 19ème siècle) est une langue internationale équitable.
L’espéranto est parlé par de très nombreuses personnes à travers le monde, et le mouvement espérantiste est organisé un peu comme Servas pour accueillir les voyageurs espérantistes.
L’atelier, très convivial, nous a vraiment donné envie d’aller plus loin, et d’en apprendre davantage sur les liens entre Servas et l’espéranto.
D’ores et déjà, vous pouvez cliquer sur : http://esperanto-france.org/
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